
Étude de cas
Trois instruments, six semaines, 600 kilomètres de désert.
Extension du chemin de fer minier et centrale solaire de 12 MW de Zouérate, SNIM, Mauritanie. Une notice d’impact, un plan de participation des parties prenantes et un audit de conformité, conduits de front sous les Sauvegardes Opérationnelles de la Banque africaine de développement.
Le contexte
La SNIM exploite le minerai de fer de Zouérate et l’achemine vers la côte par une voie ferrée qui traverse six cents kilomètres de désert. Deux opérations devaient être instruites en parallèle : l’extension du chemin de fer minier et la construction d’une centrale photovoltaïque de 12 MW destinée à alimenter le site.
Le financement relevait de la Banque africaine de développement, donc du Système de Sauvegarde Intégré. Et le calendrier ne laissait pas six mois : il fallait livrer en six semaines.
Le mandat
Trois instruments distincts, à conduire de front, chacun répondant à une exigence différente du bailleur :
- La notice d’impact environnemental et social de l’extension ferroviaire et de la centrale, établie selon les SO 1 à SO 10 : situation de référence, cadre applicable, analyse des impacts et mesures.
- Le plan de participation des parties prenantes : cartographie des acteurs, stratégie de participation, mécanisme de gestion des plaintes.
- L’audit de conformité de la centrale photovoltaïque déjà installée, au regard de la réglementation mauritanienne et des exigences de la Banque.
La méthode
Une voie ferrée est une emprise linéaire : les impacts ne se lisent pas en un point, mais tout au long du tracé. Le relevé s’est donc fait borne par borne, en suivant la ligne, pour documenter les milieux traversés, les ouvrages existants et les usages riverains.
L’audit de la centrale a suivi une logique différente : un état des lieux contradictoire de l’installation en service, confronté point par point aux exigences applicables, avec les écarts constatés et les mesures correctives à engager.
Travailler en milieu désertique impose ses contraintes, l’accès, la chaleur, les distances. Elles se gèrent en préparant les séquences de terrain et en traitant la donnée au fil de l’eau plutôt qu’au retour.

Le résultat
Les trois documents ont été remis dans le délai. Le dispositif de participation a donné au projet un point d’entrée identifié pour les plaintes, et l’audit a fourni à l’exploitant une liste d’écarts hiérarchisée, exploitable immédiatement.
Cette mission a ouvert une seconde intervention en Mauritanie : la revue du plan de réinstallation et de l’étude d’impact d’une centrale hybride solaire et éolienne de 220 MW, engagée en 2026.



Prochaine étape
Une mission comparable à instruire ?
Emprise linéaire, audit d’installation en service, calendrier contraint : dites-nous ce que vous devez démontrer et sous quel référentiel.